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2ème étape: Pont-sur-Yonne-Sens

La persistance et la constance du bruit de fond m'accompagneront le long de toute cette étape. C'est dommage, il y a de belles maisons où il ferait bon vivre au bord de l'eau, s'il n'y avait ce bruit persistant et constant.  

Un site que j'ai consulté laisse sous-entendre qu'il ne reste plus beaucoup d'éclusiers, mais que justement, il y en a en bord d'Yonne. Donc forte de mon information, j'aborde un éclusier en lui disant que son métier est en voie de disparition. Pas du tout me dit-il, tous les fleuves ont leurs éclusiers, juste que certains sont à présent dans leur cabine et activent les écluses mécaniquement. Est-ce pour cela que sur la Meuse, je n'ai rencontré aucun éclusier? Je ne sais pas. En tout cas, je prends plaisir à observer leur travail, assise au bord de l'eau, je flâne ... et un pêcheur en train de ranger son matériel dans sa voiture me demande si je veux profiter d'un transport gratuit pour Sens. C'est étrange, mais à certaines occasions, j'ai pu être en rade, faire du stop, solliciter des personnes rencontrées sur mon chemin. En vain ... Personne ne venait à mon secours, ou bien très rarement ou difficilement. C'est toujours quand on n'a pas besoin que les gens viennent vers vous, sans a priori ni préjugés. Pendant ce temps, l'écluse est en panne et des anglais ouvrent une bouteille de vin blanc sur leur bateau en attendant la réparation. Je reprends mon chemin, d'écluses en écluses, les éclusiers sont bavards et avenants et ponctuent chaleureusement mon chemin. J'apprends par exemple que l'Yonne est très fréquentée pour des raisons industrielles, les plâtres Lafarge par exemple sont des réguliers de l'Yonne.

J'arrive à Sens par Saint-Denis, plutôt charmant l'endroit et moins bruyant que précédemment. Le site dont je viens de parler informe que le chemin de halage est interrompu au niveau du chantier naval: il est rétabli, mais ce n'est pas très beau... Un cimetière de bateaux (où des gens vivent?).

Il se met à pleuvoir, il est déjà 14h00 et je n'ai pas déjeuné. Je me réfugie dans un supermarché bio qui s'appelle Germinal. J'ai de la chance, il propose des parts de pizza que l'on peut manger sur place. Dehors, il pleut à verse, et je suis bien à l'intérieur, confortablement installée face à l'Yonne. Je flâne dans les rayons ... Le Formule 1 n'est pas loin et je me dit que cela serait une bonne idée de séjour, mais pour une autre fois ... Le soleil vient de refaire son apparition et ce soir, c'est au camping que je dors.


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